1998-2005 – Pantiacolla – Paratoari – Pusharo – Défi Païtiti

II – « Opération Pantiacolla » (Août 1998)

Les "pyramides" de Paratoari. Campagne d'exploration de 2005. (C) Thierry Jamin, 2005

Les « pyramides » de Paratoari. Campagne d’exploration de 2005.
© Thierry Jamin, 2005

En 1998, Thierry Jamin, organise au Pérou sa première expédition sur les traces des mystérieuses “pyramides de Pantiacolla”. Les Natifs matsiguengas qui habitent la région ont donné à ces formations le nom de Paratoari. Mais cette première tentative sera un échec. Il devra rebrousser chemin à quelques kilomètres à peine de son objectif.

III – « Paratoari » (Août 2001), « Pusharo » (Septembre 2001)

Quelques années plus tard, en 2001, grâce au soutien de Christian Fardou, alors Directeur Général d’une mutuelle étudiante de Toulouse, celui-ci organise sa deuxième campagne. L’objectif principal restait l’exploration des “pyramides”, ainsi qu’une étude consacrée aux pétroglyphes de Pusharo.

 

 

Thierry Jamin au pied de la paroi principale des pétroglyphes de Pusharo. (c) Thierry Jamin, 2005.

Thierry Jamin au pied de la paroi principale des pétroglyphes de Pusharo.
© Thierry Jamin, 2005.

En juillet 2001, Jamin atteint enfin son but. Il découvre plusieurs indices de nature archéologique (petites haches, ou makanas, à usage militaire, un mortier, etc.) démontrant la présence permanente des Incas non loin de là. Mais il ne trouve aucune cité perdue. À Pusharo (août – septembre 2001), il observe l’existence d’étranges figures, uniquement visibles à la lumière du jour entre 11h et 13h. Il imagine que la paroi principale pourrait constituer une sorte de “carte géographique mémoire” d’une région donnée : celle conduisant à Païtiti.

IV – « Paratoari II » (Juillet 2002)

En juillet 2002, il retourne au Paratoari sur les traces d’un “site permanent” qu’il ne trouvera pas. Il note au passage la présence de grands blocs de pierre taillés comme à Cusco (“piedras cansadas” ?).

V – Mystérieux clichés de la FAP (2003)

En janvier 2003, il repère à Lima, aux archives photographiques de l’Armée de l’Air du Pérou (FAP), une série de clichés aériens noir et blanc réalisés en 1985 dans la région de ses recherches. Ces derniers révèlent l’existence d’étranges “terrasses”, à l’ouest des “pyramides”. Convaincu qu’il pouvait s’agir d’un site important –et peut-être même de Païtiti !-, il organise l’année suivante une expédition en compagnie de la chaîne française de télévision M6, pour l’émission “Zone Interdite” (diffusée en août 2004). Mais après trois semaines dans la jungle, l’équipe épuisée doit faire demi-tour.

Peu avant cette dernière campagne, Thierry Jamin rencontre à Toulouse Alain Bonnet, gérant d’une agence de communication établie à Muret : l’agence Prodiris. Alain deviendra, au fil des ans, l’incontournable “Responsable Communication” de Thierry Jamin.

VI – Menaces de mort (2004)

De retour à Cusco, Thierry et son groupe font l’objet de menaces de mort. L’affaire est telle que les autorités françaises et péruviennes s’en inquiètent et veulent placer l’explorateur sous protection policière. On sait d’où venait le coup : d’une jeune péruvienne, une certaine Maria del Carmen, rencontrée par Jamin quelques années auparavant (août 2002) et intéressée par la recherche de l’or de Païtiti. D’abord associée, elle devient bientôt une amie proche du chercheur français.  Pourtant, celui-ci cesse sa collaboration avec elle en mars 2004 lorsqu’il découvre les intentions réelles de cette aventurière. Fille “spirituelle” d’un prêtre argentin qui passa de longues années à la recherche de la cité perdue, saccageant et pillant au passage un grand nombre de sites archéologiques des départements de Cusco et Madre de Dios, Maria del Carmen n’aura de cesse de tenter, sans succès, d’empêcher Thierry Jamin à réaliser ses recherches. Au passage, elle bénéficie du soutien d’un pseudo journaliste français de Barcelone, un certain S. M., auto proclamé “spécialiste” N˚1 de la recherche de Païtiti. Ce dernier n’hésitera pas à traduire en français les menaces de mort et les insultes de Maria del Carmen adressées à Thierry Jamin, sous le pseudonyme de “Maria Ramirez”… Un personnage des plus pathétiques et des plus navrants  !

VII – Le « Défi Païtiti » (juin et août 2005)

En juin 2005, Jamin organise une nouvelle campagne pour tenter d’atteindre la zone des fameuses “terrasses”. Païtiti y était peut-être cachée… Avec la participation de la chaîne allemande ZDF et de l’édition française du National Geographic, il part de nouveau sur les traces de la ville perdue. Un hélicoptère Lama le dépose en pleine jungle à cinq kilomètres de son objectif. Chargé d’une lourde logistique, ralenti par l’équipe de tournage, Thierry n’atteindra pas sa cible.

Quelques mois plus tard, bénéficiant du soutien de son ami Christian Dulcy, d’un homme d’affaires, Jacques Bokobsa, d’un avocat parisien et d’Internautes, il se lance de nouveau, avec seulement cinq milles dollars, sur les traces de Païtiti. Quelques jours plus tôt, il rencontre à Cusco Hermogenes F. L., un policier spécialiste en sauvetage en haute montagne d’une unité de sauvetage de Cusco. Celui-ci deviendra bientôt son bras droit.

L’expédition part en août. Après deux semaines de marches difficiles, l’explorateur français arrive enfin aux “terrasses”. C’est la déception ! Aucune cité perdue ni aucune ruine ne l’attendaient comme il l’espérait. Mais l’expédition n’était pas pour autant un échec. L’équipe rencontre un nombre important de matériel archéologique attestant une fois de plus la présence permanente des Incas non loin des “pyramides” : armes et outils de pierre, blocs taillés et un étrange “bassin”, situé au nord du Paratoari. La totalité du matériel récupéré sera remis aux autorités péruviennes de Cusc

Herbert Cartagena et Thierry Jamin, face aux "pyramides" de Paratoari. (c) Thierry Jamin, 2005.

Herbert Cartagena et Thierry Jamin, face aux « pyramides » de Paratoari.
© Thierry Jamin, 2005.