Thierry Jamin : Historien et explorateur

Thierry Jamin est un historien et explorateur diplômé en Histoire (Maîtrise, Université de Tours, 1992). Ses expéditions archéologiques au Pérou ont été autorisées et validées par le ministère de la Culture péruvien. Il est également le président fondateur de l’Institut Inkarri Cusco, une ONG dédiée à la recherche et à la valorisation des cultures inca et pré-inca.

Cette page présente ses diplômes universitaires, les autorisations officielles de ses expéditions, et des précisions sur son rôle au sein de l’Institut Inkarri.

Thierry Jamin revient sur son parcours universitaire.

Thierry Jamin historien de formation

Historien grâce à une formation académique en Histoire

Né à Chartres, France, le 19 décembre 1967, Thierry Jamin effectue des études d’Histoire et de Géographie à l’Université François Rabelais de Tours. Ces diplômes attestent de sa formation rigoureuse en histoire, domaine dans lequel il a mené des recherches académiques et des explorations sur le terrain :

  • en 1989, il passe un DEUG Histoire & Géographie,
  • en 1990, il obtient une Licence d’Histoire,
  • en 1991, il se lance, au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (CNRS – Tours), dans une Maîtrise d’Histoire Moderne, consacrée à la correspondance d’un lettré italien à la cour des Rois Catholiques : Pierre Marthyr d’Anghiera. Durant deux ans, entre la France,  l’Espagne (Madrid, Séville & Grenade) et le Mexique (Mexico), Thierry Jamin réalise une étude approfondie consacrée aux échanges épistolaires de cet homme de la Renaissance avec les papes et les princes italiens, focalisant son regard sur la conquête du Mexique par Hernan Cortès de 1519 à 1524. Il obtient sa Maîtrise en octobre 1992.
Université de Tours - France

Quelques années plus tôt, passionné depuis son enfance par l’histoire des civilisations disparues, il tombe par hasard, à l’âge de quinze ans, sur un article publié dans le premier numéro du South American Explorer Magazine, relatant l’histoire de photos satellites prises en décembre 1975 au-dessus du Pérou et sur lesquelles on avait repéré d’étranges formations pyramidales symétriquement agencées, situées au pied d’une montagne de moyenne altitude : la Sierra Baja du Pantiacolla.  C’est pour Thierry Jamin, le véritable déclic. Il se lance dans des études d’Histoire – Géo dans le but d’organiser des expéditions sur les traces de ces mystérieuses formations. Ici se cachaient peut-être les ruines de la “mirobolante” cité inca de Païtiti.

Comment Thierry Jamin devient historien ?

En 1993, après sa Maîtrise, Thierry Jamin effectue un court séjour au Brésil, au cours duquel il met la main, à la Bibliothèque de Rio Branco (Rio de Janeiro), sur un manuscrit portugais de 1753 relatant l’étrange histoire d’explorateurs qui, après des années d’errance, finirent par découvrir une cité mégalithique au cœur du Matto Grosso (Manuscrit N˚ 511, Rio Branco, Brésil). Ce manuscrit est aussi à l’origine des recherches du colonel Percy Harrison Fawcett -le héro d’enfance de Thierry Jamin- qui passa une partie de sa vie à rechercher une cité perdue, la “Cité Z”, qu’il ne trouva sans doute jamais. Il disparut corps et âme en 1925, lors de sa dernière campagne.

En 1996, Thierry Jamin poursuit ses études à l’Université toulousaine du Mirail et entreprend à l’IPEALT (Institut Pluridisciplinaire pour l’Étude de l’Amérique Latine à Toulouse – Université de Toulouse 2), sous la direction du mexicaniste Georges Baudot, un troisième cycle d’études en Histoire et Archéologie. Il effectue un an de DEA “Histoire & Archéologie de l’Amérique latine”.

SOUTH AMERICAN MAGAZINE

Expéditions archéologiques autorisées par les autorités du Pérou

Les expéditions de Thierry Jamin et de son équipe doivent dirigées par un archéologue péruvien dument enregistré au registre des archéologues comme l’impose la loi et la réglementation du pays.

Jusqu’en 2009, les demandes de permis étaient gérées par l’INC (Institut National de Culture).

À partir de 2010, avec la création du Ministère de Culture (MINCUL), c’est ce dernier qui gère les expéditions archéologiques. Elles doivent faire l’objet d’un projet qui devra être autorisé par le ministère de la Culture du Pérou en émettant une Résolution Directoriale. A la fin de chaque expédition, un rapport final est remis aux autorités du Pérou qui pourra le valider officiellement par une Résolution Directoriale.

Thierry Jamin explique comment se monte une expédition : relations avec les autorités péruviennes, respect du protocole, financement.

En voici quelques exemples :

CampagneProjetRapport finalDivers
Demandes de permis gérés par l'INC (Institut National de Culture)
Défi Païtiti 2005Télécharger l'autorisation de l'INCTélécharger le rapport d'expédition
Pyramides de Paratoari - Pétroglyphes de Pusharo 2006Télécharger l'autorisation de l'INCTélécharger le rapport final19/09/2006 Article Perú21
20/09/2006 Article El Comercio
20/06/2006 Article Perú21
21/09/2006 Article El Comercio
Antisuyu 2009Télécharger l'autorisation de l'INCTélécharger le rapport finalDocument de remise de matériel archéologique
Demandes de permis et approbations des rapports finaux gérés par le MINCUL (Ministère de Culture)
Vallées de Laqo et de Chunchusmayo et Mameria 2010Télécharger l'autorisation du MINCULTélécharger le rapport final
Télécharger l'approbation du rapport final par le MINCUL
Remise au MINCUL de matériel archéologique
Voir les échanges à propos de l'enregistrement des sites découverts
Lacco, Megantoni & Mameria 2011Télécharger l'autorisation du MINCULTélécharger le rapport final
Machu Picchu 2012Télécharger le projet
Télécharger l'autorisation du MINCUL
Télécharger le rapport final
Télécharger l'approbation du rapport final par le MINCUL
Voir l'histoire de cette découverte
Voir les documents officels
19/01/2013 Article de El Comercio
Inkarri 2014Télécharger l'autorisation du MINCULAccord de la Cummaunté Native de Timpia

Cette liste n’est pas exhaustive. Tous les documents concernant les expéditions ne sont pas tous numérisés pour le moment.

Vous avez des questions sur le parcours de Thierry Jamin ?

Institut Inkarri Cusco

La création de l’ONG Inkarri, ses missions.

Une ONG pour encadrer les expéditions

Thierry Jamin et ses compagnons créent en septembre 2009 une première organisation non gouvernementale dédiée à la recherche scientifique. Une trentaine de mises au jour archéologiques exceptionnelles sera grâce à eux officialisée, entre 2009 et 2011, dans le nord du département de Cusco. Parmi celles-ci, plusieurs nécropoles, des forteresses et de nombreuses citadelles incas magnifiques peuplées de centaines d’édifices, de dizaines de rues et de places, etc. Thierry Jamin en est persuadé, la ville principale de ses recherches n’est plus très loin.

En janvier 2012, victime de son succès, l’explorateur français doit transformer son ancienne structure associative en une organisation plus solide : c’est l’Instituto Inka de Investigación y Revaloración Indígena, ou Instituto Inkari – Cusco. Cette organisation non gouvernementale, sans but lucratif, a pour mission principale la recherche scientifique, la protection et la mise en valeur de sites archéologiques existant sur le territoire national péruvien.

Finalement, en mai 2019, Thierry Jamin et son groupe doivent de nouveau adapter les structures de leur ONG aux nouveaux défis du moment : c’est l’Instituto Peruano de Estudios Históricos & Investigaciones Arqueológicas Inkarri, constituée d’une dizaine de professionnels, autour desquels gravitent de nombreux partenaires désireux de soutenir l’action de Thierry Jamin et de son équipe.

Thierry Jamin en est le Président depuis sa première création.

Les expéditions de Thierry Jamin est de son équipe sont soutenus par des institutions publiques et des partenaires industriels ou scientifiques.