2016-2019 – Alien Project – Survol de la montagne carrée de Megantoni
XXVII – Alien Project, l’affaire des « momies tridactyles de Nasca » (2016 – 2019)
Depuis 2013 et les polémiques générées par les responsables locaux du Ministère de la Culture, en relation à l’« affaire des chambres souterraines » de Machu Picchu, l’Instituto Inkari – Cusco jouit d’une assez bonne renommée à travers tout le pays. La grande majorité de la population n’a pas cru aux explications des fonctionnaires de ce ministère ; et le grand public reste convaincu que, dans cette histoire, on a cherché « à leur cacher la vérité ».

L’un des corps humanoïdes, de type « reptilien », découverts dans un site gardé secret de la région de Nasca.
© Thierry Jamin, mars 2017.
C’est pourquoi l’Instituto Inkari – Cusco est souvent sollicité par des habitants des campagnes péruviennes ayant découvert, ici ou là, des restes de céramiques ou d’anciens sites archéologiques. La plupart de ces ruines sont situées sur des terres cultivables localisées dans des territoires reculés et généralement isolés du monde. Naturellement, l’Instituto Inkari – Cusco dirige généralement ces habitants vers les autorités officielles du pays.
C’est ainsi qu’un jour d’octobre 2016, un ami journaliste de Thierry Jamin, et un certain « Luis Quispe », viennent frapper à la porte de l’Instituto Inkari avec d’étranges objets momifiés et une histoire à dormir debout : dans le courant de l’année 2015, un mystérieux « pilleur de tombes », ou huaquero, connu sous le nom de « Mario », aurait découvert un site funéraire, au nord de la petite ville péruvienne de Nasca, constitué de salles et de tunnels, et à l’intérieur duquel de curieuses momies de formes humanoïdes auraient été mises à jour, parmi un nombre considérable d’objets de natures diverses, en céramique, en pierre ou en métal.
Convaincu qu’il s’agissait peut-être de la preuve que des millions d’hommes et de femmes à travers le monde espèrent anxieusement depuis des décennies, Jamin décide de se lancer tête la première dans l’aventure. Il brûlait d’envie de savoir s’il s’agissait d’une affaire d’escroquerie, montée de toutes pièces par des trafiquants modernes, ou bien de l’événement du siècle.
Grâce à la diffusion de ses vidéos à travers Internet dès la fin de l’année 2016, cette affaire de « momies tridactyles » est aujourd’hui au cœur de l’attention mondiale et ne pourra plus être étouffée. C’était l’un des premiers objectifs de Thierry Jamin.

Un des corps desséchés, de type « hybride », retrouvé dans la région de Nasca.
© Thierry Jamin, mai 2017.
Grâce à la mobilisation de près d’un millier d’Internautes, il lance à partir de mars 2017 une série d’analyses scientifiques visant à établir, ou non, l’authenticité des étranges corps momifiés qu’il réussit à se faire confier quelque temps par le fameux « Mario » : il s’agit, d’abord, d’étranges petites têtes sans corps, d’aspect « reptilien », et de grandes mains de trois doigts, constitués de cinq et six phalanges ; mais surtout des corps complets de créatures humanoïdes d’apparence non humaine, mesurant soixante centimètres de hauteur environ.
En avril 2017, Thierry et ses compagnons repèrent, avec stupeur, la présence de trois œufs dans l’abdomen de l’une de ces étranges momies, connue sous le nom de « Josefina ». Puis, quelques jours plus tard, la découverte, près de Nasca, d’un être de type « hybride », plus tard baptisé « Maria », mesurant près d’1,70 m de hauteur, donne brusquement à l’affaire un aspect tout à fait inédit.
A propos d’un article « Les fake news en archéologie » paru dans Archéologia n°575, pages 56 et 57
Les propos tenus dans cet article révèlent de la part de son auteur un autisme avéré. Jugez plutôt.
La légende de l’image : on passera sur le fait que Thierry Jamin serait un « bonimenteur ». Dans la légende de l’image, on détecte déjà 2 erreurs. Non, ce ne sont pas des mises en scènes pseudo-scientifiques. Ce sont des images prises dans une salle de radiologie d’une clinique de Cusco. D’autre part, contrairement à ce qu’écrit l’auteur, jamais sur le site Alien Project, il n’est affirmé que les momies péruviennes seraient extra-terrestres. Ces deux fausses informations amènent la question suivante : ne serait-ce pas l’article en lui-même qui serait « fake » ?
Plus loin, dans le paragraphe intitulé « Escroquerie à la momie », Thierry Jamin aurait initié « un financement participatif sur Internet pour monter des pseudo-expéditions assorties de conférences supposées annoncer ses découvertes retentissantes ». L’auteur mélange manifestement tout pour en faire une bouillie verbale indigeste propre à séduire les intégristes de la pensée officielle, de préférence, la leur. Il serait trop long de démêler dans cet encart cette phrase que nous soupçonnons d’avoir été dictée par quelques marginaux du web qui, à défaut de s’épanouir professionnellement et personnellement, n’ont plus trouvé en dernier ressort que ce média pour espérer une maigrichonne audience. Toutes les explications sur le financement participatif (pour Alien Project) et les expéditions de Thierry Jamin et de son équipe, sont expliqués sur cette page.
Pour éviter d’écrire de telles âneries, l’auteur aurait été bien inspiré de contacter Thierry Jamin. Cela semble être un minimum. Et ce, même pas en tant que journaliste, mais en tant que personne ayant un certain savoir-vivre, ce qui, assurément, ne semble pas être le cas.
Justement, cette personne n’est pas journaliste ; ceci explique sans doute cela. Il se présente comme « archéologue saharien et démonteur de mythes ». Un titre bien peu académique et surprenant dans une revue comme Archéologia, à moins que cette dernière n’est revue à la baisse ses critères qualitatifs. En fait, ce monsieur n’est pas archéologue. Il n’en a pas le titre. Mais le summum est atteint quand il répond sur son blog, à un commentaire le soupçonnant d’avoir fait un enfant dans le dos de ses co-équipiers. Il écrit : « avant de propager des rumeurs infondées et de vous faire l’écho d’accusations sans fondement, vous feriez mieux de vous renseigner. »
Avant de donner des leçons, Monsieur l’archéologie saharien, commencez par les appliquer à vous-même. C’est ça le début de l’humilité et du professionnalisme.
En bref, ce dossier n’est pas un dossier de fond, mais un dossier qui touche le fond.
AB
À la même époque, le journaliste mexicain Jaime Maussan et la chaîne de TV américaine Gaia.com s’intéressent à leur tour aux mystérieux corps desséchés et rejoignent l’explorateur français à Cusco. Avec Thierry Jamin, ils chercheront désormais à percer le mystère de ces créatures. L’histoire devient alors planétaire. Certains crient au miracle, et d’autres à la fraude.
Contre vents et marées, Jamin et son groupe vont patiemment enquêter tout au long des années 2017 et 2018, pour tenter de percer les secrets concernant l’origine de ces corps momifiés. Pendant plus de deux ans, de nombreux laboratoires à travers le monde auront en charge notamment l’étude de leur ADN, tandis que d’autres tenteront de déterminer leur antiquité.
Finalement, à l’initiative du congressiste péruvien Armando Villanueva Mercado, dans le cadre d’un projet de Loi visant à déclarer « l’étude des momies de Nasca d’intérêt culturel historique », une présentation officielle des résultats scientifiques de ces analyses, suivie d’une conférence de presse, est organisée le 19 novembre 2018, au Congrès de la République du Pérou, à Lima.

Thierry Jamin avec des radiographies prises de la momie, de type « hybride », surnommée « Maria ».
© Thierry Jamin, mai 2017.
Les résultats de ces analyses sont sans appel : les « momies tridactyles de Nasca » sont bien des corps biologiques qui ont été vivants à un moment donné de l’histoire des Hommes, tels que le montrent les radiographies et les scanners HD réalisés sur l’ensemble du matériel étudié. Leurs datations indiquent une ancienneté allant d’environ mille ans (pour les corps desséchés de type « reptilien »), à 1750 ans (dans le cas de la momie « Maria »), voire près de sept mille ans (pour les mystérieuses « mains coupées » de trois doigts) ! Les analyses ADN indiquent, quant à elles, une « origine inconnue » de ces différents corps et laissent supposer l’existence de « deux espèces inconnues de la science moderne ». Enfin, l’hypothèse d’une fraude moderne est définitivement écartée.
Bien-sûr, les implications d’une telle nouvelle, à tous les niveaux de la société, sont immenses. S’il s’agit bien de véritables « reliques », c’est toute l’histoire des hommes qu’il faudra peut-être réécrire un jour.
En attendant, Thierry Jamin et ses compagnons poursuivent toujours leurs investigations sur ce cas « hors norme ». La controverse, quant à elle, n’est sans doute pas prête de s’éteindre…
XXVIII – Nouveau projet de déposé à la DDC-Cusco pour les recherches sur Païtiti : juin 2018.
En pleine « affaire de Nasca » Thierry Jamin et son équipe représente à la Direction Déconcentrée de Culture de Cusco (DDC-Cusco), le 12 juin 2018, un nouveau projet de recherches dont l’objectif reste, plus que jamais, l’exploration de la mystérieuse « montagne carrée » et des lacs voisins. Le directeur officiel du projet est cette fois-ci l’archéologue péruvienne Nancy Olazabal Santibañez (RNA N° BO – 9829).
Comme le prévoit la législation péruvienne, l’administration est tenue de répondre positivement ou négativement dans un délai légal de trente jours ouvrables. Au début de l’année 2019, Thierry Jamin et ses compagnons de l’Instituto Inkari – Cusco étaient pourtant toujours en attente d’une réponse…
XXIX – Où l’on reparle de Païtiti, de Machu Picchu et d’Alien Project (début 2019)
Début 2019, Thierry Jamin et son groupe poursuivent les démarches auprès des autorités péruviennes afin d’obtenir les fameuses autorisations leur permettant de lancer leur campagne de recherches au nord du Sanctuaire National de Megantoni.
Après deux années de controverses, consacrées à l’ « affaire des momies tridactyles de Nasca », la recherche de Païtiti redevient le cœur des priorités de l’Instituto Inkari Cusco.
En ce début d’année 2019, le cas des « chambres souterraines de Machu Picchu » rebondit également de manière imprévue. À l’initiative du congressiste Armando Villanueva Mercado, un projet de loi est proposé au Congrès de la République du Pérou, le 22 mars 2019, sous la référence N° 4107 / 2018 – CR, afin de déclarer « d’intérêt historique et culturel les recherches concernant la chambre souterraine découverte dans le sous-sol de Machu Picchu, dont l’existence a été démontrée ».
Membre de la « commission des affaires culturelles » au congrès péruvien, Armando Villanueva rêve de relancer ce projet dans la perspective des futures commémorations qui, en 2021, célèbreront le bicentenaire de l’Indépendance du Pérou. Les démarches légales permettant de faire adopter ce projet de loi sont actuellement en cours. Le récent départ de l’anthropologue Fernando Astete Victoria, de la direction du Sanctuaire National Historique et Archéologique de Machu Picchu pourront peut-être (espérons-le !) faciliter les démarches du congressiste péruvien…
XXX – Opération de reconnaissance sur la “Montagne Carrée” et la zone des lacs jumeaux et du lac carré (Juillet – Septembre 2019)

Vue générale de la zone probable de Païtiti. Au premier plan, le secteur des lacs. Puis en arrière plan, celui de la « montagne carrée ».Plusieurs indices, observés lors de ce survol en très basse altitude, suggèrent la présence d’un important site archéologique en ce lieu retiré de tout.
(c) Thierry Jamin, 2019.
En mai 2019, l’Instituto Inka de Investigación y Revaloración Indígena Inkari, dirigé par Thierry Jamin, se restructure et devient l’Instituto Peruano de Estudios Históricos & Investigaciones Arqueológicas Inkarri. Thierry Jamin continue de le diriger, avec son équipe habituelle (Voir le site de l’Institut Inkarri Cusco).
En juillet 2019, Thierry Jamin et son groupe, grâce à leur ami Ricardo Tamaki Hamada, prend contact avec le maire de la Municipalité du tout nouveau district de Megantoni, Monsieur Daniel Rios Sebastian.
Le 07 août suivant, le Conseil Municipal, réuni en assemblée extraordinaire, décide à l’unanimité d’appuyer le projet de recherche archéologique de l’Instituto Inkarri, dont l’objectif est d’aller vérifier sur la “Montagne Carrée” la présence, ou non, des ruines de la cité perdue de Païtiti, et de vérifier son état actuel de conservation.
Le 28 septembre 2019, une opération aérienne est organisée, et mise en oeuvre, par Thierry Jamin et son groupe, en collaboration avec la Municipalité du district de Megantoni et la DIRAVPOL-PNP. L’équipe de l’Instituto Inkarri réalise le survol à très base altitude de la “Montagne Carrée” et du secteur des lacs. Mais elle ne parvient pas à prendre pied sur le site. L’opération doit être finalement ajournée et reportée.
Pour la première fois, cependant, Thierry Jamin et son groupe réalisent d’incroyables prises de vue de la zone supposée de Païtiti.
XXXI – Remise de quatre momies entre les mains de l’Université d’Ica et officialisation (Juillet – Novembre 2019)
À la même époque, Thierry Jamin et l’équipe de l’Instituto Inkarri sont en contact avec les responsables de l’Université Nacional San Luis Gonzaga de Ica (UNICA). Celle-ci désire réaliser d’importantes analyses scientifiques sur les désormais célèbres momies non humaines de Nasca, afin de confirmer, ou non, les résultats d’analyses incroyables obtenus par l’Instituto Inkarri et ses partenaires entre 2017 et 2018.
Avec l’accord du huaquero “Mario”, et en collaboration avec le journaliste péruvien Jois Mantilla et les responsables de l’UNICA, les membres de l’Instituto Inkarri remettent à l’Université d’Ica, à la fin du mois de juillet 2019 quatre des célèbres momies : “Maria”, “Wawita”, “Albert” et “Victoria”.
Le 06 novembre 2019, une troisième “conférence de Nasca” est organisée à l’Université San Luis Gonzaga d’Ica, afin d’officialiser l’engagement de l’UNICA dans l’étude scientifique des mystérieuses momies.