2006-2008 – Paratoari III – Pusharo III – Zone Rouge
VIII – « Paratoari III » & « Pusharo III » (juillet, août 2006)
En juillet 2006, Thierry Jamin repart vers les “pyramides” à la recherche de la cité perdue. De nouveaux indices archéologiques seront mis au jour, confirmant la présence d’un site permanent non loin de là. Mais sa découverte reste encore à faire.
Jamin repart ensuite vers le site des pétroglyphes de Pusharo. Après deux semaines d’études, le chercheur découvre de nouveaux pétroglyphes, “invisibles” à la lumière du jour. Cette campagne lui permet surtout d’officialiser la découverte de trois géoglyphes (figures géantes gravées sur le sol), réalisés par les Incas sur le flanc d’une montagne située face aux pétroglyphes.
La mise au jour de ces figures géantes provoque, en septembre 2006, une polémique nationale (voir les journaux “El Comercio”, “La República”, “Perú 21” des 19, 20 & 21 septembre 2006). Un groupe de sept archéologues, conduit par le Directeur Régional de Culture (INC-Cusco) de l’époque, David Ugarte Vega Centeno, se dirige à Pusharo pour vérifier les informations contenues dans le Rapport Final remis aux autorités par Thierry Jamin, quelques semaines auparavant. Mais, sur place, ces spécialistes ne trouvent aucun des éléments décrits dans le rapport et déclarent ces découvertes inexistantes. Certains affirment par ailleurs que l’équipe de Thierry avait réalisé ces recherches sans autorisation.

Thierry Jamin et ses compagnons explorent un cañon, ou pongo, au nord des « pyramides » de Paratoari.
© Thierry Jamin, juillet 2006.
Les documents officiels concernant l’opération Pusharo
En janvier 2007, ce dernier organise à Cusco une conférence de presse au cours de laquelle il exhibe son permis de recherche et les éléments objectifs de ses découvertes. La polémique s’apaise.
Résumé des découvertes réalisées dans le secteur des Pyramides de Paratoari
- Nombreuses haches en pierre et en métal de style inca dans les rios Inchipiato, Palotoa et Alto Madre de Dios (remis à l’INC Cusco) et mortiers en pierre près du rio Negro
- Pierres monumentales taillées de style inca (piedras cansadas = pierres fatiguées)
- Terrasses de culture dans les hauteurs de la Sierre Baja du Pantiacolla
- A la sortie du pongo du rio Negro, présence d’un bassin de 70 m x 7,50 m qui semble être adapté à un usage humain en tant que bain.
Résumé des découvertes réalisées à Pusharo
- Ensemble de lignes formant le profil d’un empereur inca
- Nouveaux pétroglyphes dans la partie supérieure de la paroi principale de Pusharo
- Géoglyphes qui reprenne la forme des pétroglyphes anthropomorphes de la paroi principale de Pusharo
Ces découvertes n’avaient jamais été décrites ni photographiées avant 2006.
Quelques mois plus tard, la Direction Régionale de Culture du département de Madre de Dios rendra hommage au travail effectué par Thierry Jamin et son groupe et lui décernera un diplôme pour son « apport à la Culture, création artistique et scientifique de la région du Madre de Dios ». (avril 2008)
En octobre 2006, Thierry Jamin sort enfin en France son premier livre, aux éditions Hugo & Cie, sous le titre “L’Eldorado inca. À la recherche de Païtiti”. Cet ouvrage de 235 pages, destiné à un large public, relate les aventures de l’explorateur français depuis sa première expédition, en août 1998, jusqu’à sa campagne d’août 2006.
De gauche à droite : Alain Bonnet, « Freddy » le garde parc du SERNANP, et Thierry Jamin. Campagne d’exploration à Pusharo.
© Th
ierry Jamin, août 2006.
IX – Thierry Jamin v/ Maria del Carmen (2006-2007)
De retour de Pusharo, et à l’époque des polémiques, Maria del Carmen, engage un procès contre Thierry Jamin. Interpole a lancé contre lui un avis de recherche international. On l’accuse de menaces de mort contre Maria del Carmen (un comble !), d’insultes, de calomnies, de diffamations.
En janvier 2007, Jamin est arrêté et incarcéré quelques heures à la prison du tribunal de Cusco. S’ensuivent plusieurs mois de procédure, au cours desquels toutes les accusations de la plaignante seront finalement démenties. Elle perdra son procès. Lavé de tout soupçon, Thierry Jamin reprendra ses recherches.
En novembre 2007, il publie au Pérou “Pusharo, la memoria recobrada de los Incas”, chez Edisa (Lima). Il s’agit d’une étude approfondie sur les pétroglyphes et les géoglyphes de Pusharo. La plus importante réalisée à ce jour sur ce site amazonien exceptionnel.
X – La « Zone Rouge » (2007-2008)
Depuis 2006, Thierry Jamin étudie le message de pierre, gravé à Pusharo qu’il compare avec des cartes géographiques modernes.
Fin 2007, il pense avoir localisé la zone où, selon ses calculs, pourrait se cacher Païtiti. La ville perdue serait située au nord du complexe archéologique de Mameria, sur une sorte de “presqu’île” coincée entre deux rios. Les vestiges de Mameria furent découverts en 1979 par Nicole et Herbert Cartagena, un couple franco péruvien qui partit à la recherche de Païtiti dans les années 1970. Cette mise au jour constitua une grande nouveauté. On n’avait encore jamais rencontré de ruines incas aussi loin en forêt amazonienne. Elle fut considérée à l’époque comme un événement majeur : la première preuve scientifique de la présence permanente des Incas en Amazonie et de l’existence probable d’un grand centre de population, caché quelque part en forêt.
En décembre 2008, un survol en hélicoptère de la région, réalisée avec son inséparable compagnon, Herbert Cartagena, semble confirmer l’analyse de Thierry Jamin. La zone en question est surnommée “Zone Rouge”.
XI – Trahison & nouveaux soutiens (2008)
Quelques mois auparavant, Hermogenes, bras droit de Thierry, trahit l’explorateur français pour le compte d’un Américain intéressé par la recherche de Païtiti. Thierry met fin à sa collaboration avec lui.
Au même moment, il rencontre en France Mario Martinez, un ingénieur français en aéronautique, travaillant dans la région parisienne mais originaire de Toulouse. Depuis la lecture du premier livre de Thierry, Mario s’est pris de passion pour la civilisation inca et la quête de Païtiti. Il soutiendra activement les recherches de Thierry Jamin et financera en grande partie sa future campagne.